Research

Nos recherches s’intéressent à la dynamique à long terme des écosystèmes forestiers et à l’influence du climat et des perturbations naturelles et anthropiques sur les trajectoires écologiques. Nous utilisons principalement les outils de la paléoécologie afin de reconstruire les végétations, le climat et les perturbations naturelles dans le temps. Le développement d’approches nouvelles en paléoécologie numérique est un axe fort de mon laboratoire. Nous développons notamment un certain nombre de techniques statistiques permettant de reconstruire avec plus de précision les végétations ou les incendies sur le temps long. La calibration des paléobioindicateurs sédimentaires est ainsi un axe central de recherche car cela nous permets de quantifier les changements écosystémiques dans le passé (biomasse, biodiversité, régime d’incendie, etc.). In fine une meilleure compréhension des processus écosystémiques sur le long terme devrait permettre de mieux comprendre et anticiper les changements futurs. Cette thématique de recherche se retrouve dans plusieurs axes de recherche développés actuellement au laboratoire de paléogéographie et d’écologie des perturbations:

Quantification et calibration des paléoindicateurs sédimentaires (pollen, charbons)

Cet axe s’inscrit dans la programmation à long terme des recherches du laboratoire. A partir de données actuelles issues de la télédétection, de la dendrochronologie ou d’inventaires nous calibrons les indicateurs sédimentaires subactuels (derniers 200 ans). Des fonctions de transfert et diverses approches statistiques sont développées et utilisées afin de quantifier les processus dans le passé. 

Transitions écosystémiques

La transition entre pessières à mousses et pessières à lichen dans le nord du Québec est pris comme modèle afin de comprendre les facteur agissant sur la transition entre états stables de végétation. Des études paléoécologiques sont conduites afin de quantifier l’influence des incendies et du climat sur les taux de transition entre écosystèmes. Nous étudions également L’influence de l’homme sur la transition entre écosystème par l’analyse des écosystèmes forestier tropicaux et de savane africains, cela, à partir de données issues de la paléoécologie et de données satellitaires . Ici, l’influence de l’homme se superpose voire se substitue à celle du climat et des perturbations naturelles.

Limites d’aire de distribution et migrations au cours de l’Holocène, cas de l’érable à sucre 

Projet visant à décrire la migration postglaciaire de l’érable à sucre dans l’ouest du Québec et à comprendre le statut et la dynamique Holocène des populations marginales d’érable. Ces populations à la marge sont sujettes à des conditions envirronementales pouvant présenter un analogue de ce que subiront les populations plus méridionales dans le futur (incendies).

Intégration des connaissances paléoécologiques et paléogéographiques dans la gestion des écosystèmes

Cet axe s’inscrit dans la programmation à long terme du laboratoire. La connaissance des processus écologiques dans le passé à partir des données issues de la paléoécologie devraient permettre d’établir des règles et de comprendre des mécanismes. La mise en évidence de seuils écosystémiques, de conditions de référence, de capacités de résilience sont autant d’éléments permettant de mieux orienter et anticiper la gestion future des écosystèmes notamment dans un monde soumis à changement.